Transport par câble Hôpital-La Vigie, Saint-Denis

Équipement public — Transports publics · Saint-Denis · La Réunion

Transport par câble Hôpital-La Vigie, Saint-Denis

Dans un transport par câble, le tracé de la ligne, le nombre

d’appuis et le mouvement induit par la courbe des câbles

porteurs sont des facteurs d’insertion avant même ceux des

terminaux. Le tracé retenu au programme est assez élégant.

L’envol au-dessus de la rivière Saint-Denis puis un retour

progressif avec une ligne quasi parallèle au relief offre des

séquences intéressantes dans un mouvement très doux. Le

mouvement devient un moment.

Le site de la station hôpital marque l’entrée sud de l’urbanisation

de Saint-Denis. Il fonctionne comme une porte qui, après le

grand paysage des vues larges du pont Vinh San, concentre

l’espace sur le boulevard Jean Jaurès. Une confirmation de

l’entrée en ville. Le projet associe la station à la ville, non à la

route, comme l’affirmation d’un transport urbain et non d’un

transport routier. Les volumes simples, le métal et le béton

répondent à la palette urbaine du programme.

Le site de la Vigie est visible depuis de nombreux point du

territoire élargi de Saint-Denis. Il s’inscrit sur les flancs de

la montagne marqués par une composition du paysage très

hétérogène de la transition des falaises donnant sur l’océan et

des remparts verts et abruptes de la rivière Saint-Denis.

Le projet empile le pôle bus, les niveaux du parking relais et le

plateau du belvédère qui reçoit la station et le futur restaurant. Le

bâtiment généré par cet empilement fonctionnel est imposant

et singulier dans le secteur. La proposition architecturale

s’attache à lui redonner une échelle compatible avec le grand

paysage et les avoisinants en décomposant la masse en volumes

pleins ou vide, en lignes verticales ou horizontale assimilables à

chaque niveau de lecture entre le très lointain et le très proche.

Dans le grand paysage cette juxtaposition de lignes, de plein,

de vides et de matière s’apprécie comme un tout fondu dans

la composition de la montagne. Le vocabulaire architectural

s’inspire du paysage lui-même comme une transposition

abstraite de celui-ci. Le matériau comme matière d’insertion

répond à la palette naturelle préconisée.

Maître d’ouvrage : La CINOR

Groupement conception réalisation exploitation : MND, SOGEA, SBTPC, TT ARCHITECTURE,

SUEZ Consulting

Intervenants